À bout de souffle pour le LMRCV


Que ce fut dur pour les Villeneuvoises ! Mais ce serait mal les connaître que de croire qu’elles auraient tout lâché. À bout de force, sur la sirène, elles ont su s’imposer à Rennes (14-23).

Un temps malmenées à la première période, le LMRCV conservait quand même son avance d’un petit point à la pause (7-8). Bien que le score ne reflète pas totalement le jeu produit par les Nordistes. Dominées en mêlée et sur les ballons portés. En difficulté sur les touches. Et de nombreux en-avant commis dans des zones cruciales.

Les Rennaises répondaient présentes lors de cette rencontre, grâce à une défense solide. Pas prêtes à laisser s’échapper une victoire à domicile face aux vice-championnes de France.

RENNES 3

Mais le LMRCV s’est remotivé au retour de vestiaires. Une fois frappées par un essai des Rennaises (14-8, 45e), les Villeneuvoises ont retroussé les manches et sont allées « au charbon ». Elles ont montré leur vrai visage. Celui des jours de conquête. Non, la victoire n’allait pas leur échapper. Non, elles n’allaient pas se laisser faire. Et cela s’est tout de suite vu en mêlée. Bien plus agressives, elles réussissaient à récupérer de nombreux ballons. En se faisant moins sanctionner qu’en première mi-temps. L’amélioration s’est aussi fait ressentir sur les touches, plus propres. L’intensité mise dans le second acte permettait aux Villeneuvoises de produire un jeu plus plaisant à regarder.

Réduites à 14 durant 10 minutes, suite à un carton jaune de Marine Ménager, les joueuses du LMRCV n’ont pas tremblé. Et sont parvenues à recoller au score (14-16), grâce au coup de pied impeccable de Laëtitia Estève.

Les Rennaises ont été féroces, mais la forme physique n’a pas suivi. La fin de match leur a été crucial. La fatigue se faisait ressentir dans leur camp. Tandis que les Nordistes ne lâchaient rien. « Une victoire au mental », déclarait Damien Couvreur. Une victoire à l’arrachée, en effet. Puisque c’est sur le fil que le LMRCV s’est imposé (14-23). À bout de souffle, mais méritant. Tant les joueuses ont mis du cœur à l’ouvrage pour repartir à la maison. Invaincues.

Roxanne LACUSKA